Vik Muniz

Vik Muniz est un plasticien et photographe brésilien. Il réinterprète les images de grands classiques de l’histoire de l’art ou des clichés appartenant à notre mémoire collective. Il n’a eu de cesse de travailler à comprendre comment la perception d’une image résulte d’un réseau d’impressions et de souvenirs emmagasinés par celui qui la regarde.

Artiste alchimiste, ses installations sont faites à partir de matières premières hétéroclites, des plus pauvres aux plus nobles. Entre jouets, extraits de nuanciers, fil de fer et confettis, il n’hésite pas également à utiliser de la poussière, des fragments de magazines, du sucre, des détritus, du chocolat, des pièces de puzzle, des diamants et du caviar, ou encore de la pâte à modeler.

Sur des chantiers parfois titanesques, ses compositions peuvent suivre un modèle projeté au sol. Une fois terminées, elles sont immortalisées par une photographie, puis détruites. Issu d’une famille très modeste, Vik Muniz décroche à 14 ans une bourse pour assister à des cours du soir sur l’art. Il y découvre les chefs-d’oeuvre de la peinture et de la sculpture académiques et y apprend à dessiner.

En 1983, il quitte le Brésil et part s‘installer à New York. Depuis le début des années 1990, il travaille sur ses installations éphémères, et a réinterprété les oeuvres de Léonard de Vinci, Paul Cézanne, Andy Warhol ou Gustave Courbet. Du Centre national d’art contemporain de Moscou au Metropolitan Museum of Art de New York, en passant par le musée Reina Sofía de Madrid, ses oeuvres figurent dans les plus grandes collections.

Les photographies de ses installations invitent le spectateur à avoir un nouveau regard sur l’oeuvre reproduite. Se joue un travail sur la mémoire, grâce à un aller-retour entre le souvenir de l’oeuvre originale et sa réinterprétation par l’artiste. Ses photographies font également appel aux sens, les matériaux utilisés donnant envie d’être touchés, sentis ou goûtés. Le regard singulier de Vik Muniz, sans cesse inspiré par l’élémentaire et l’assemblage minutieux de l’infime, permet de donner une réponse contemporaine à la question de la matière.

Guerlain, 29 Rue de Sèvres 75006 Paris