Stéphane Margolis

Né à Hyères.
Il vit et travaille à Paris.

Pendant plusieurs années, Stéphane Margolis a étudié l’ikebana. Cet art du bouquet traditionnel japonais recherche, par les lignes et les agencements, à symboliser un monde à l’équilibre dans sa pluralité. Pour tendre vers cette harmonie originelle, l’ikebana insiste sur l’asymétrie, l’espace et la profondeur et, pour ce faire, ne se cantonne pas qu’à présenter la fleur : il valorise aussi les feuilles, les tiges et le vase. Cette notion d’arrangement semble avoir particulièrement marqué la pratique de Stéphane Margolis, l’attirant de plus en plus du côté de l’objet et de sa mise en scène que de la fleur pour elle-même. Les vases, qu’il chine et collectionne, en particulier ceux de Vallauris datant des années 1950-1960, ont petit à petit pris une place prépondérante dans son œuvre jusqu’à en devenir le sujet principal. Les fleurs discrètes puis absentes, ont été remplacées par des éléments de nature animale, végétale ou architecturale tels que des queues de poisson, du corail, des plantes exotiques ou des colonnes. Le bouquet s’est transformé en paysage, l’installation en invitation au voyage. Les sculptures donnent l’impression du rêve et effleurent la nature morte ou le cadavre exquis sans les accoster tout à fait. Ce déplacement de et par l’objet n’est pas sans rappeler les travaux des surréalistes. Stéphane Margolis cite d’ailleurs André Breton comme une inspiration majeure : il avait la capacité de toujours voir dans les objets une porte lui permet- tant de rentrer dans un autre monde.

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2 rue Clément, 75006 Paris