Gabriel Leger

Né en 1978

Vit et travaille à Paris

Diplômé de l’École nationale supérieure des Arts décoratifs ENSAD de Paris, sélectionné au 52e Salon de Montrouge et à Jeune Création #63, Gabriel Leger expose régulièrement son travail en France et à l’étranger : Musée du Louvre, Musée des Arts & Métiers, Institut d’Art Contemporain de Villeurbanne, Drawing Now, YIA Art Fair, Art Osaka... 

Gabriel Leger est représenté par la galerie Sator.

« Les œuvres de Gabriel Leger possèdent un esprit. Au sens latin du terme «spiritus», du verbe «spirare», souffler. En elles, circule une certaine idée de la vie. S’il fallait la définir, on regarderait du côté de la pensée chinoise dont le «qi», souffle vital, accompagne la naissance et la mort, se renouvelle en permanence dans le corps et se manifeste en son sein par les fonctions de mouvement et de transformation […].

Il y a toujours chez Gabriel Leger la peur, l’effroi, matérialisés, de voir s’évanouir ce qui fut. Alors il choisit d’avance son camp. Il faut s’adosser à une réalité qui sera avant même d’avoir été. Pour conjurer la fatalité, le sort de toute fin, il choisit de créer des reliques imaginaires. Il anticipe l’absence et lui donne une forme avant qu’elle ne puisse mourir dans nos bras. Car le temps dans sa modalité morbide ne heurte pas l’esprit si l’on décide de l’arrêter net dans sa fuite. Dans les sabliers de l’artiste se mêlent ainsi miel et bitume, deux éléments comparables dans leurs propriétés, qui jouent un bras de fer contre la montre. D’un côté la lumière, brûlante et désirable, de l’autre, la noirceur poisseuse et implacable. En laborantin fantasque, en artiste désireux de trouver un souffle éternel, Gabriel Leger renoue ainsi avec la tradition de l’alchimiste en quête d’un élixir de longue vie («Elixir Vitae»). Mais la potion n’existe pas, et la tragédie rejoue sa partition chaque jour pour les passagers que nous sommes. Chaque nuit, le soleil, disque de miel, doré et lumineux rencontre la masse noire du bitume, celle de la mer, allée avec le soleil. C’est peut-être là, l’éternité retrouvée. »

Extraits du texte de Léa Chauvel-Levy

 

www.gabrielleger.com

 

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