Rémy Briere

  • Les larmes de crocodiles, 2014, bronzes, résine, pigments,
28 x 28 x 26 cm © Rémy Briere

    Les larmes de crocodiles, 2014, bronzes, résine, pigments,
    28 x 28 x 26 cm © Rémy Briere
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  • Sans Titre, laiton, oeufs, dimensions variables, 2013 © Rémy Briere

    Sans Titre, laiton, oeufs, dimensions variables, 2013 © Rémy Briere
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  • Vue de l'exposition "Jeune Création", Paris, le 104, 2013 © Rémy Briere

    Vue de l'exposition "Jeune Création", Paris, le 104, 2013 © Rémy Briere
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  • Lignes de conduites, 2012, végétal, cuivre, dimensions variables © Rémy Briere

    Lignes de conduites, 2012, végétal, cuivre, dimensions variables © Rémy Briere
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  • Rémy Briere x Hôtel La Villa, Parcours Saint Germain 2017 © E. Le Gars / Bonnie Montmartre

    Rémy Briere x Hôtel La Villa, Parcours Saint Germain 2017 © E. Le Gars / Bonnie Montmartre
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  • Rémy Briere x Hôtel La Villa, Parcours Saint Germain 2017 © E. Le Gars / Bonnie Montmartre

    Rémy Briere x Hôtel La Villa, Parcours Saint Germain 2017 © E. Le Gars / Bonnie Montmartre
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  • Rémy Briere x Hôtel La Villa, Parcours Saint Germain 2017 © E. Le Gars / Bonnie Montmartre

    Rémy Briere x Hôtel La Villa, Parcours Saint Germain 2017 © E. Le Gars / Bonnie Montmartre
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  • Rémy Briere x Hôtel La Villa, Parcours Saint Germain 2017 © E. Le Gars / Bonnie Montmartre

    Rémy Briere x Hôtel La Villa, Parcours Saint Germain 2017 © E. Le Gars / Bonnie Montmartre
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Né en 1987
Vit et travaille à Paris

Rémy Briere produit des sculptures et images qu’il agence dans des mises en scène qui sont autant de situations potentiellement narratives. Si la plupart de ses œuvres jouent du simulacre quant aux critères de valeur et d’usage de telle forme ou matériau, il leur confère peu à peu une dimension chorégraphique voire cinématographique.

Tout en respectant la notion de standard comme condition de production a minima, il la pervertit par association d’idées de l’ordre du sensible, par exemple lorsqu’une rangée de feuilles A4 de différentes nuances de jaune administratif sont augmentées de plumes de paon éminemment romantiques (Etats d’âme, 2012). Dans Ligne de conduite (2013), c’est la tige de lierre qui dicte sa forme au tube de cuivre, obligeant la pièce à être recréée à chaque exposition, la retenant dans un équilibre précaire entre protocole et ornement. Chaque exposition est l’occasion d’un nouvel agencement où les œuvres font partition et personnage, dans un décor d’artifice tout droit issu d’une maquette, à mi-chemin entre le magasin de décoration et la scène de théâtre expérimental. Ainsi à la dernière Biennale de Bourges, il présentait une scène figée mais où tout indiquait le mouvement : les plis et drapés, les masses en suspension et les tiges de cuivre « conductrices » du regard (Archives muettes n°3, 2012), la lente dégradation des végétaux sous leur gangue métallique (Bronzes éphémères n°2, 2012), les objets posés au sol comme des accessoires au début d’un spectacle. L’esthétique des matériaux ou objets de décoration industriels, ceux qui conditionnent le style des lieux d’attente et de passage, succédanés d’une culture du non-choix et du compromis, deviennent ainsi les acteurs de « tableaux vivants » recélant un potentiel de fiction, voire de mélancolie.

Ainsi Rémy Briere déploie dans l’espace un langage qui convoque plusieurs scénarios potentiels et simultanés, comme autant de projections de nos propres espaces mentaux, à la fois iconographiques et émotionnels.

Texte de Axelle Blanc.

 

HÔTEL LA VILLA SAINT-GERMAIN-DES-PRÉS : 29 RUE JACOB, 75006 PARIS