ÉDITION 2016

SANS LIMITES : DE L'OBJET À L'OEUVRE

À travers le thème « Sans limites : de l’objet à l’œuvre », le Parcours Saint-Germain interroge les moyens mis en œuvre par l’art et le design pour modifier notre perception du quotidien. Artistes plasticiens comme designers sont invités à explorer la transversalité de leurs disciplines, à repousser leurs limites, afin d’interroger les visiteurs quant au statut des créations exposées : sont-elles des œuvres ou sont- elles des objets ?

Longtemps assimilé au monde strictement industriel, le design tend de plus en plus vers une pratique artistique. La réflexion sur la fonction utilitaire de l’objet réalisé, bien qu’elle soit toujours au cœur du métier, s’est vue progressivement dépassée par l’intention esthétique. Certains designers ne conçoivent d’ailleurs plus nécessairement des objets en vue de les produire en série. Au contraire, ils préfèrent à son potentiel de reproductibilité le caractère unique de la production, annihilant ainsi son statut d’objet pour l’élever au statut d’œuvre, une œuvre fonctionnelle.

En parallèle, nombreux sont les artistes puisant leur inspiration dans les objets qui nous entourent, et les plaçant au centre de leurs préoccupations. Il y a plus d’un siècle déjà, Marcel Duchamp faisait d’un urinoir une Fontaine. Son geste radical amorçait une série de détournements du banal - de Dada aux Nouveaux-Réalistes en passant par le Pop-Art et Fluxus, « l’objet-œuvre » devient mythe. Aujourd’hui encore l’art joue avec les objets, les sort de leur contexte initial, détourne voire supprime leur utilité pratique en les utilisant à des fins narratives, poétiques ou encore symboliques. Ces nouvelles fonctions nous questionnent quant à notre relation avec ces objets et révèlent leur importance cultuelle et culturelle.

Ainsi quand le design réinvente nos usages habituels, l’art intervient sur notre perception des objets quotidiens. Pourtant tous deux tirent de la vie ordinaire leur matière première. Tous deux s’aventurent à un jeu esthétique. Tous deux finalement, renouvellent la relation du visiteur au monde tangible. En tentant ainsi de s’émanciper des frontières existantes entre ces deux domaines, le Parcours aspire à porter l’attention du visiteur sur le rapport entre la production manufacturée et l’énergie créative, entre l’ouvrage et l’œuvre, l’utile et l’inutile.

 

 

Le parcours 2016 en images

Ils ont participé en 2016

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